Méthode de détermination des doses appropriées de vitamine c pour le traitement des maladies par titrage en fonction de la tolérance intestinale
Dr. Robert F. Cathcart.

Mon expérience (Cathcart 1975, 1976, 1978, 1979) dans l’utilisation de la vitamine C en grandes doses s’est étendue sur une période de neuf ans et a impliqué plus de 9 000 patients. Une grande partie du travail originel avec de grandes quantités de vitamine C a été faite par Fred R, Klenner, M.D. (1948, 1949, 1971, 1974) de Riedsville, Caroline du Nord. Klenner a découvert que les maladies virales pouvaient être détoxifiées et guéries par la suite, avec l’ascorbate de sodium intraveineux, en quantités allant jusqu’à 200 grammes par 24 heures. Irwin Stone (1965, 1966, 1972) a souligné le potentiel de la vitamine C dans le traitement de nombreuses maladies, ainsi que l’incapacité des humains à synthétiser l’ascorbate et l’hypo-ascorbémie qui en résulte. Linus Pauling (1970, 1976) a passé en revue la littérature portant sur la vitamine C et a mené la croisade, pour faire connaître ses utilisations médicales au public et au corps médical. Ewan Cameron en association avec Pauling (1976, 1978) a montré l’utilité de l’acide ascorbique dans le traitement du cancer.

Le but de cet article est de décrire une méthode qui maximise l’efficacité de l’acide ascorbique pris par voie orale pour diverses maladies et divers processus de stress. Une grande partie de la controverse au sujet de l’acide ascorbique est due à des études, utilisant des doses totalement inadéquates de vitamine C. Il semble incroyable pour le nombre croissant de médecins, qui connaissent les doses appropriées d’acide ascorbique, que des articles récents décrivent des études utilisant seulement jusqu’à quatre grammes par 24 heures. L’hypothèse selon laquelle non seulement les humains souffrent d’hypoascorbémie chronique, mais que le stress et les maladies peuvent induire une ascorbémie localisée et systémique (un type de scorbut), sera également présentée.

Méthode de Tolérance intestinale

En 1970, j’ai découvert qu’au plus un patient était malade, au plus il tolérait l’acide ascorbique par voie orale avant d’avoir la diarrhée. Au moins 80 % des patients adultes toléreront 10 à 15 grammes de cristaux fins d’acide ascorbique, dans une demi-tasse d’eau en quatre doses fractionnées sur 24 heures, sans pourtant avoir de diarrhée. Ce qui est étonnant, c’est que, lorsqu’ils sont malades, presque tous les patients absorbent des quantités beaucoup plus importantes, sans avoir la diarrhée. Cette tolérance accrue est quelque peu proportionnelle à la toxicité de la maladie traitée. La tolérance est parfois accrue par le stress (p. ex. anxiété, exercice, chaleur, froid, etc.).

Certes, l’augmentation de la fréquence des doses augmente la tolérance de moitié peut-être à nouveau autant ; mais la tolérance dépassant quelquefois 200 grammes par 24 heures était totalement inattendu. Les doses représentatives prises par les patients, titrant leur apport en acide ascorbique, entre le soulagement de la plupart des symptômes et la production de diarrhée étaient les suivantes :

TABLEAU 1

DOSES HABITUELLES DE TOLÉRANCE INTESTINALE

On a constaté que le soulagement maximal des symptômes, le raccourcissement le plus rapide de l’évolution de la maladie et la réduction la plus importante des complications pouvaient être obtenus par les doses orales, se situant juste au-dessous du point de dosage causant la diarrhée. Cette adaptation à la tolérance intestinale est généralement facilement perceptible par le patient. Dans de nombreux cas, les symptômes sont supprimés de façon notable, mais ils réapparaissent rapidement si les niveaux de dose ne sont pas maintenus assez longtemps. Dans le cas de maladies très toxiques, des doses peuvent devoir être prises toutes les demi-heures. Même de courts délais dans la prise de ces doses peuvent prolonger la maladie. La durée nécessaire du traitement est généralement aussi facilement perceptible par les patients.

Ascorbémie

Le terme “ascorbémie” est inventé pour désigner l’absence totale d’ascorbate dans le sang. Elle accompagne le “scorbut aigu et chronique induit” dont il est question.

Le but de ce titrage de la tolérance intestinale est d’éliminer la “toxicité” de la maladie et de maintenir un niveau élevé d’ascorbate dans tous les tissus de l’organisme, en particulier les tissus directement impliqués par le processus pathologique. Gardant à l’esprit que siroter de l’acide ascorbique presque en continu serait optimal, en particulier avec les maladies les plus toxiques, à des fins pratiques, le compromis sur le nombre de doses énumérées suffit souvent.

Apparemment, il y a un potentiel d’attraction des tissus malades sur l’acide ascorbique qui est presque incroyable et surtout non apprécié. Ce n’est qu’en satisfaisant pleinement ce “besoin”

de tissus stressés que l’on peut absolument prévenir l’aascorbémie et le scorbut localisé. La pleine satisfaction de ce besoin explique probablement l’amélioration frappante des symptômes, juste avant que la tolérance intestinale ne soit atteinte. Ce besoin d’ascorbate est probablement la raison pour laquelle de nombreuses maladies toxiques ou des situations stressantes produisent des complications, ou même des maladies secondaires plus tard. L’ascorbémie induite peut prédisposer à la pneumonie, aux crises cardiaques, aux phlébites, au syndrome de Guillian-Barre et peut-être à l’arthrite rhumatoïde et au cancer.

J’ai l’habitude de parler de rhumes de 20 à 100 grammes, etc. Un rhume de 100 grammes signifie que le patient est capable d’ingérer 100 grammes d’acide ascorbique toutes les24 heures, aux moments les plus critiques de la maladie. Dans le cas d’infections virales systémiques, il est souvent plus important d’estimer correctement de quelle maladie de Gram il s’agit et de persuader le patient de prendre les doses adéquates, que de savoir quel virus est traité.

Un patient qui apprend à commencer à titrer, dès les premiers symptômes d’une maladie, aura les meilleurs résultats. Néanmoins, des doses adéquates permettent généralement de réduire les symptômes, même tard dans la maladie.

Par cette méthode, de grandes quantités d’ascorbate sont déversées dans l’urine ; mais cela est nécessaire pour pousser des quantités adéquates d’ascorbate dans les tissus du siège même de la maladie et maintenir des fonctions complètes de vitamine C. Celui qui prétend que l’ascorbate ne peut avoir aucun effet au-dessus du seuil rénal passe complètement à côté de la question et soutiendra, je suppose, qu’on ne peut pas s’intoxiquer davantage avec de l’alcool éthylique au-dessus du seuil rénal. De plus, de grandes quantités d’ascorbate dans l’urine préviendront de nombreuses infections rénales et vésicales.

Dans le cas des conditions plus “toxiques”, des doses toutes les demi-heures peuvent être nécessaires. L’absorption et la destruction présumée de l’ascorbate se produisent si rapidement qu’il est nécessaire d’administrer cette fréquence de doses d’acide ascorbique en quantité suffisante, pour maintenir la saturation des tissus malades, sans avoir besoin de doses trop importantes qui produisent la diarrhée. Même de courts délais dans la prise de ces doses peuvent prolonger la maladie et réduire l’efficacité de l’acide ascorbique dans le blocage des symptômes.

Les nourrissons et les enfants tolèrent remarquablement l’acide ascorbique. J’encourage l’utilisation d’eau plutôt que de jus parce que le goût non sucré aide le patient à choisir la bonne dose. Le jus n’est autorisé que si l’enfant refuse de prendre d’autres doses. Les enfants de 10 ans prennent des doses pour adultes ; la plupart des adolescents prennent moitié moins que les adultes. Les personnes âgées tolèrent souvent moins bien l’acide ascorbique et ont plus souvent besoin d’ascorbate par voie intraveineuse. Les jeunes enfants qui refusent souvent de prendre de l’acide ascorbique par voie orale prendront par la suite des doses orales après des injections intramusculaires d’ascorbate. Bien que cette méthode de persuasion semble cruelle, elle est meilleure que les complications de maladies graves et ne fait probablement pas plus mal qu’une injection de pénicilline.

Injections IM et IV

L’ascorbate de sodium intraveineux et intramusculaire par gramme est plus efficace que l’acide ascorbique oral (Klenner, 1971 ; Kalokerinos, 1974). Des doses de 250 mg par cc(centimètre cube) d’ascorbate de sodium en solution, sans agent de conservation, à l’exception de l’ EDTA (Éthylènediaminetétraacétique), doivent être utilisées. Le volume d’une seule injection intramusculaire peut être aussi important que celui d’une injection de solution saline. Habituellement 2cc sont utilisés ; parfois un peu plus, parfois dans deux sites. Le but de l’injection intramusculaire est d’éviter une crise, de faire tomber la fièvre, etc. Habituellement, une conversion très rapide en doses orales est possible.

Chez l’adulte, les injections intraveineuses peuvent être faites avec les mêmes solutions de 250 mg par cc en poussées de 10 cc ou très lentement jusqu’à 50 cc. Il faut s’assurer que la veine ne fait pas mal lors de l’injection et que le patient ne se déshydrate pas ou n’a pas de tétanie.

On peut préparer les flacons pour perfusion intraveineuse, en utilisant des solutions salines dîtes « Ringers », une solution saline à moitié normale ou une solution saline normale et diluée à 60 grammes d’ascorbate de sodium, par litre. A cette concentration, de l’eau stérile peut être utilisée, mais il faut veiller à ce que de l’eau stérile pure ne soit jamais donnée. Ces solutions peuvent être utilisées sur deux à huit heures pour un litre. D’après mon expérience, l’ascorbate de sodium par voie intraveineuse chez un patient oedémateux agit habituellement comme diurétique. Cependant, il faut penser au sodium et examiner le patient fréquemment. La difficulté la plus fréquente est la déshydratation ou la tétanie causée par des solutions trop rapides. L’eau par voie orale préviendra la déshydratation. Une fiole de 10cc de gluconate de calcium d’un gramme devrait être ajoutée à une bouteille par jour, si les solutions sont utilisées plus d’une journée. N’oubliez pas que la plupart des patients se convertiront rapidement à des doses orales d’acide ascorbique. Dans certains cas, comme les pneumonies virales ou bactériennes graves, on peut vouloir administrer des solutions IV d’ascorbate en même temps que des doses orales.

Mononucléose

La mononucléose répond de façon spectaculaire à l’acide ascorbique, bien que les doses requises puissent être très élevées. Au début de cette étude, une jeune bibliothécaire de 23 ans, pesant 44,5 kg, et atteinte de mononucléose grave, a affirmé avoir pris deux cuillères à soupe toutes les deux heures, ce qui représente une dose de 450 grammes complète d’acide ascorbique en deux jours. Elle se sentait généralement bien en trois ou quatre jours, bien qu’elle ait dû continuer à prendre environ 20 à 30 grammes par jour, pendant environ deux mois.

Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’administrer des doses d’entretien pendant plus de deux à trois semaines. La durée du besoin en vitamine C peut être détectée par le patient. Les patients des patrouilles de ski professionnelles peuvent être de retour sur les pistes en une semaine. Je me soucie surtout du fait qu’ils transportent leurs sacs boda remplis d’acide ascorbique en solution sur les collines avec eux, afin de garder la maladie désintoxiquée le plus possible, tant que l’infection persiste. Les ganglions lymphatiques et la rate redeviennent rapidement normaux.

Hépatite virale

D’après mon expérience, l’hépatite virale de tous types est l’une des maladies les plus faciles à guérir par l’acide ascorbique. La difficulté réside dans le fait que l’hépatite cause souvent la diarrhée ; il est donc plus difficile de titrer jusqu’à la tolérance intestinale. Cependant, avec l’expérience, on sait de quelle maladie de Gram il s’agit et on donne cette quantité indépendamment de la diarrhée. Cette quantité peut varier de 40 à 100 grammes. Il devient évident si c’est la maladie ou l’acide ascorbique qui cause la diarrhée très rapidement. Il y a habituellement un arrêt paradoxal de la diarrhée en un jour ou deux. Si l’on éprouve trop de difficulté à évaluer les doses, l’ascorbate intraveineux est extrêmement efficace. Les selles et l’urine reprennent leur couleur normale dans les deux ou trois jours qui suivent, dans les cas aigus. Les cas chroniques prennent plus de temps, mais d’après mon expérience, ils réagissent rapidement. Dans les cas aigus, le patient se sentira généralement assez bien dans une période de deux à quatre jours, mais il faut habituellement environ six jours pour que la jaunisse disparaisse. Il semble y avoir une tache sur la peau qui persiste même si les résultats physiques et de laboratoire reviennent rapidement à la normale. Les valeurs SCOT et SCPT sont si élevées qu’elles ne sont pas mesurables. Elles chutent rapidement et reflètent objectivement les sentiments subjectifs du patient.

Gastro-entérite

La gastro-entérite d’origine virale répond très rapidement à la Vitamine C mais il faut titrer avec audace et anticiper l’arrêt paradoxal de la diarrhée. Si le titrage commence dans la première heure de la maladie, les personnes expérimentées qui prennent de l’acide ascorbique peuvent ne jamais développer de diarrhée et ne constater que ce qu’elles auront évité, en conséquence de l’épidémie de la maladie. Ces maladies peuvent nécessiter 60 à 150 grammes d’acide ascorbique pour bloquer presque totalement les symptômes. Si un patient surtitre et développe une diarrhée due à l’acide ascorbique, le changement de caractère de la diarrhée en une diarrhée relativement indolore, moins nauséabonde, plus semblable à une diarrhée à lavement aqueuse. Par ailleurs, le soulagement généralisé des malaises indique que les doses devraient être réduites.

D’autres maladies virales aiguës auto limitantes se manifestent de la même façon, lorsque le patient titre correctement. Des antihistaminiques et des décongestionnants devraient être utilisés au besoin.

Belfield et Stone (1975) ont observé des résultats similaires en médecine vétérinaire avec des maladies virales généralement mortelles, lorsque l’ascorbate intraveineux est utilisé.

Infections bactériennes

L’acide ascorbique doit être utilisé conjointement avec l’antibiotique approprié. L’effet de l’acide ascorbique est synergique avec les antibiotiques et semble élargir considérablement le spectre des antibiotiques. L’incidence de la réaction allergique à la pénicilline chez les patients “saturés” d’ascorbate est presque nulle. Il faut comprendre que l’ascorbate ne protège pas toujours efficacement contre les réactions allergiques, tant que le patient n’a pas atteint une tolérance intestinale. Si un patient a une réaction allergique à la pénicilline avant que la tolérance intestinale ne soit atteinte, une “saturation” ultérieure avec de l’ascorbate en association avec les médicaments habituels, résoudra plus rapidement que prévu la réaction. Il est particulièrement intéressant de noter que la mononucléose semble causer une destruction plus rapide de l’ascorbate, que les autres maladies virales courantes. L’incidence élevée de réaction allergique à la pénicilline chez les patients qui reçoivent par erreur de la pénicilline lorsqu’ils sont atteints de mononucléose, est habituellement évitée par saturation en acide ascorbique. Il est probable que cette incidence élevée de réaction allergique à la pénicilline, chez les patients atteints de mononucléose, est due à l’énorme attraction de l’ascorbate par cette maladie.

D’après mon expérience, les indications de l’ampicilline sont nettement réduites par l’acide ascorbique, en raison de la synergie avec la pénicilline K et C.

Candida Albicans

Les infections à Candida surviennent moins fréquemment chez les patients traités aux antibiotiques, si des doses d’acide ascorbique pour la tolérance intestinale sont utilisées simultanément. L’acide ascorbique semble avoir peu d’effet sur les infections à Candida. Il doit néanmoins être utilisé pour aider le patient à faire face au stress de la maladie.

Infections fongiques

Bien que l’acide ascorbique doit être administré sous une forme ou une autre à tous les patients malades pour les aider à faire face au stress de la maladie, j’ai constaté que l’ascorbate a peu d’effet sur l’infection fongique primaire. Il sera probablement constaté que certaines complications peuvent être réduites. Il se peut que les agents antifongiques appropriés pénètrent mieux les tissus saturés en ascorbate.

Traumatisme, Chirurgie

L’enflure et la douleur causées par les traumatismes et les interventions chirurgicales sont considérablement réduites par les doses d’acide ascorbique tolérées dans l’intestin. Les doses doivent être administrées au moins six fois par jour. Des interventions chirurgicales plus importantes devraient nécessiter l’administration d’ascorbate de sodium par voie intraveineuse après l’opération. L’effet de l’ascorbate sur les anesthésiques devrait être étudié. Les barbituriques et de nombreux narcotiques sont bloqués.(Voir les travaux de Libby et Stone (1977).) Le besoin postopératoire de ces substances est fortement réduit.

Cancer

J’ai évité le traitement des patients cancéreux pour des raisons légales ; cependant, j’ai donné des consultations nutritionnelles à un certain nombre de patients cancéreux et j’ai observé une tolérance intestinale accrue à l’acide ascorbique. Si je traitais des patients atteints de cancer, je ne limiterais pas leur ingestion d’acide ascorbique à une quantité déterminée, mais je les titrerais en fonction de leur tolérance intestinale. Le conseil d’Ewan Cameron contre l’administration trop rapide de grandes quantités d’ascorbate aux patients cancéreux atteints de métastases étendues, doit d’abord être pris en compte. Il a découvert que parfois une nécrose ou une hémorragie importante du cancer pouvait tuer le patient, si le traitement à la vitamine C avait été entamé trop rapidement chez les patients présentant une métastase étendue. Au final, nous espérons que l’acide ascorbique deviendra le premier traitement administré aux patients cancéreux et non le dernier. Aussi, le traitement nutritionnel du cancer ne doit pas se limiter à l’acide ascorbique.

Stress et maladies en général

Après une expérience considérable avec des patients atteints de maladies génératrices de stress, je suis d’avis que la saturation en ascorbate a continuellement réduit et de façon marquée, l’incidence des complications secondaires. C’est difficile à prouver, mais j’ai l’impression que l’incidence de la maladie diminue, des mois après le stress.

Allergies

Le rhume des foins et l’asthme en bénéficient le plus souvent. Parfois, l’acide pantothénique et/ou la vitamine B6 sont utiles pour agir en synergie avec l’acide ascorbique. Fréquemment, le rhume des foins et l’asthme sont bénéfiques à des doses inférieures et plus « confortables » que les doses de tolérance intestinale. Cependant, le traitement doit être commencé avec des doses de tolérance intestinale au moins six fois par jour, afin que la réponse de certains cas plus difficiles ne soit pas oubliée.

Douleurs dorsales causées par une maladie discale

Greenwood (1964) a observé qu’un gramme par jour réduirait l’incidence de la chirurgie nécessaire des disques. Aux niveaux de la tolérance intestinale, l’acide ascorbique réduit de façon plus marquée la douleur d’environ 50 % et atténue les difficultés liées aux narcotiques et aux relaxants musculaires. Ce n’est cependant pas la réponse totale pour les patients souffrant de maux de dos.

La spondylarthrite ankylosante et la polyarthrite rhumatoïde

La tolérance intestinale est augmentée par la spondylarthrite ankylosante et la polyarthrite rhumatoïde. La réponse clinique varie. Parfois, ces maladies sont mises en rémission, parfois non. J’avise le patient que ses besoins accrus en ascorbate seront comblés de toute façon.

Fièvre écarlate

Trois cas typiques d’éruptions cutanées ressemblant à du papier de verre, de desquamation de la peau et de résultats de laboratoire diagnostiques de la scarlatine ont répondu en moins d’une heure ou d’une nuit. On pense que cette réponse immédiate est due à la neutralisation de la petite quantité de streptotoxine résiduelle du coccus, qui cause la maladie.

Herpès : Plaies dues au rhume, lésions génitales et zona

Les infections aiguës à l’herpès sont habituellement atténuées par l’administration de doses d’acide ascorbique à tolérance intestinale. Cependant, les récidives sont fréquentes, surtout si la maladie est déjà devenue chronique. Le zinc en combinaison avec l’acide ascorbique est plus efficace pour les infections herpétiques.

Mort subite du nourrisson dans un lit d’enfant (syndrome de la mort subite du nourrisson)

Je suis d’accord avec Kalokerinos (1974) et Klenner (1971) pour dire que les décès dans les lits d’enfant sont causés par un épuisement soudain des ascorbates. L’aascorbémie induite dans un centre de régulation vital tue l’enfant. Cette carence induite est plus susceptible de se produire lorsque l’alimentation est pauvre en vitamine C. Tous les facteurs épidémiologiques prédisposant à la mort des nourrissons sont associés à un faible apport en vitamine C ou à une destruction importante de vitamine C. Je n’ai jamais entendu parler de la mort d’un berceau chez un nourrisson saturé en ascorbate.

Doses d’entretien

Je conseille aux patients de prendre des doses d’acide ascorbique à tolérance intestinale, pendant environ une semaine et d’observer si quelque chose de bénéfique se produit. Certains patients se débarrassent des sinus, ou se les font enlever, etc. Dans ces cas, les doses sont réduites à un niveau confortable et efficace. Si un patient ne ressent rien, la quantité est réduite à environ quatre grammes par jour, divisée en trois ou quatre doses pour une toute une journée. Au cours d’une journée stressante, les doses sont augmentées à un total d’environ 10 grammes ou plus. Lorsque des cristaux d’acide ascorbique sont utilisés dissous dans une petite quantité d’eau ordinaire, le patient développe habituellement un goût pour la substance qui lui dit combien en prendre. Au moindre signe d’une maladie virale menaçante, les doses sont augmentées en fréquence et en tolérance intestinale.

Chez de nombreux patients, les infections virales persistent malgré un apport élevé en acide ascorbique, bien que les symptômes de la maladie s’atténuent pour la plupart. La vitamine A 25.000 iu (abréviation d’unités internationales) à 50.000 iu par jour devrait être prise si des doses élevées d’acide ascorbique sont maintenues, pendant plus de plusieurs mois. Des suppléments de tous les minéraux essentiels devraient également être pris, avec des doses d’entretien à long terme.

L’évitement du sucre et des aliments transformés s’avérera précieux si l’objectif du patient est la prévention presque complète des maladies virales.

Complications

D’après mon expérience, l’acide ascorbique ne cause jamais de calculs rénaux, mais en fait, il les prévient probablement. Les infections aiguës et chroniques des voies urinaires sont habituellement éliminées. Un patient sur mille souffrira de dysurie. Un petit nombre d’entre eux auront une éruption cutanée légère qui disparaîtra habituellement avec les doses subséquentes. Les patients souffrant d’ulcères gastro-duodénaux cachés peuvent ressentir de la douleur, mais certains en bénéficient. Les quelques patients qui se plaignent d’aphtes avec de petites doses de vitamine C n’ont généralement pas de problèmes quant à la tolérance du gros intestin. Les patients présentant des aphtes doivent recevoir de fortes doses de vitamine E.

Certains patients qui se plaignent des conditions acides ne tolèrent pas l’acide ascorbique. Ces cas sont très peu nombreux. Les patients plus âgés auront plus de problèmes de nuisance avec l’acide ascorbique et auront plus de difficulté à atteindre la tolérance intestinale. Les patients ont commencé à prendre des doses d’entretien d’acide ascorbique, lorsqu’ils se portent bien et qu’ils ont une incidence modérément élevée de plaintes de nuisance. Les patients traités avec des doses de tolérance intestinale pour les maladies aiguës ont très peu de plaintes, en raison de la tolérance accrue et du soulagement marqué des symptômes. Mon expérience m’a appris que de fortes doses d’acide ascorbique de maintien réduisent l’incidence de l’arthrite goutteuse. Je n’ai pas eu de difficultés à donner des quantités importantes d’acide ascorbique aux patients souffrant de goutte.

Presque tous mes patients ont été des Cau-asiatiques, je n’ai donc rien à dire sur le récent rapport selon lequel l’acide ascorbique cause certains problèmes sanguins chez certains groupes non blancs (Campbell, Steinber, Bower, 1975).

Il n’y a pas eu de preuve, Herbert et Jacob (1974) soupçonnant que l’acide ascorbique détruit la vitamine B12.

Le problème majeur, si l’on peut appeler cela un problème, est une certaine dépendance à l’acide ascorbique qu’un patient acquiert sur une longue période de temps lorsqu’il prend de fortes doses d’entretien. Apparemment, certaines réactions métaboliques sont favorisées par de grandes quantités d’ascorbate et si la substance est soudainement retirée, il en résulte certains problèmes tels qu’un rhume, un retour d’allergie, de la fatigue, etc. La plupart du temps, ces problèmes sont un retour des problèmes que le patient avait avant de prendre l’acide ascorbique. Les patients sont, à ce moment-là, tellement habitués à se sentir mieux qu’ils refusent de se passer d’acide ascorbique. Les patients ne semblent pas acquérir cette dépendance dans le court laps de temps, pendant lequel ils prennent des doses de tolérance intestinale pour traiter une maladie aiguë. Des doses d’entretien de quatre grammes par jour ne semblent pas créer une dépendance notable. La majorité des patients qui prennent 10 à 15 grammes d’acide ascorbique par jour, ont probablement un certain besoin métabolique d’ascorbate, qui dépasse le besoin universel de l’espèce humaine.

Le problème majeur que craignent les patients, qui profitent de ces fortes doses d’entretien d’acide ascorbique, est qu’ils peuvent être contraints de se placer dans une position où leur corps est privé d’ascorbate pendant une période de grand stress, comme une hospitalisation d’urgence. Les médecins devraient reconnaître les conséquences du retrait soudain de l’ascorbate dans ces circonstances et être prêts à répondre à ces besoins métaboliques accrus d’ascorbate, même chez un patient inconscient. Ces conséquences, qui peuvent comprendre un choc, une crise cardiaque, une phlébite, une pneumonie, des réactions allergiques, etc., ne peuvent être évitées que par de l’ascorbate intraveineux. Tous les hôpitaux devraient disposer de grandes quantités d’ascorbate pour usage intraveineux afin de répondre à ce besoin. Les millions de personnes qui prennent de l’acide ascorbique en font une priorité urgente. Les patients devraient porter un avertissement de ces besoins sur une carte placée bien en vue dans leur portefeuille ou faire graver un bracelet de type « Alerte Médicale » avec cet avertissement. En outre, les médecins devraient s’enquérir soigneusement, auprès des familles des patients, de doses d’acide ascorbique qu’ils reçoivent pour leur entretien. Indépendamment des sentiments philosophiques d’un médecin quant à l’utilisation de la vitamine C, le médecin ne devrait pas refuser cet élément nutritif essentiel aux patients qui ont déjà adapté le métabolisme de leur corps à leurs besoins accrus. Ce serait comme refuser de donner de la vitamine B12 à un patient souffrant d’anémie pernicieuse, simplement parce qu’il a été hospitalisé. Dans le cas de l’acide ascorbique, l’effet serait cependant beaucoup plus rapide.

Conclusion

La méthode de titrage de la posologie d’un patient prenant de L’acide ascorbique, dans la période se situant entre le soulagement de la plupart des symptômes et la tolérance intestinale, a été décrit dans les éléments précédents. Cette méthode de titrage est absolument nécessaire pour obtenir d’excellents résultats. Des études de moindre importance sont presque inutiles. Cette méthode ne peut pas, par nature, être étudiée en double aveugle car aucun placebo n’imitera ce phénomène de tolérance intestinale. La méthode produit des effets tellement spectaculaires chez tous les patients capables de tolérer ces doses, en particulier dans les cas de maladies virales aiguës auto-limitantes, qu’ils sont indéniables. Un placebo ne pourrait pas fonctionner de façon aussi fiable, fonctionner chez les nourrissons et les enfants, et avoir un effet aussi profond sur les patients gravement malades. Les patients plus stables toléreront les doses d’acide ascorbique tolérées dans l’intestin et obtiendront des résultats excellents presque uniformément. Le patient présentant une instabilité est lui plus susceptible d’avoir des difficultés gustatives.

Catégorie: Guide

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