A partir du XVème siècle, les longues traversées en mer exposaient les marins à une maladie qui les décimait. Personne ne connaissait la cause de cette maladie terrifiante qu’ils considéraient comme une malédiction. Les équipages la surnommaient « la peste des mers ». Cette maladie se manifestait d’abord par des saignements importants des gencives. Puis les dents se déchaussant, les saignements devenaient abondants. Cette maladie finissait par des hémorragies internes qui causait la mort dans d’horribles souffrances.

En 1747, les expériences d’un médecin écossais de la marine royale britannique, James Lind, permettent de découvrir le remède de cette maladie. Il découvre que quelques agrumes guérissent les marins. Quelques décennies plus tard, la Marine Royale Britannique généralise la consommation de citrons à toute sa flotte impériale. Elle devient ainsi la seule puissance maritime à être capable de rester en mer sans limite de temps. Grâce à cet avantage majeur, les Britanniques deviennent la plus grande force maritime au monde.

 

Cette maladie que nous appelons le scorbut est causée par une carence grave en acide ascorbique, plus connu sous le nom de vitamine C.

C’est en 1937 que le professeur Albert Szent-Györgyi, chercheur Hongrois, reçoit le prix Nobel de médecine pour avoir notamment identifié la vitamine C (entre 1928 et 1931). Un prix Nobel sera également décerné la même année (1937) au chimiste Walter Haworth pour ses travaux de recherche sur la vitamine C et sa synthèse.

Irwin Stone, biochimiste et ingénieur chimiste américain, fait une formidable synthèse des nombreuses études scientifiques sur la vitamine C. En 1971, elles font l’objet d’un livre dans lequel l’auteur met en lumière l’importance et l’étendue des processus biochimiques dans lesquels la vitamine est active de façon directe ou indirecte. Pour l’auteur, bien que les instances de santé reconnaissent le rôle fondamental de la vitamine C dans le maintien de la vie des espèces animales et humaine, l’étendue et le potentiel de la vitamine C dans l’optimisation de la santé, du capital jeunesse, et la lutte contre les maladies, demeurent à ce jour peu connus du corps médical et du grand public.

Selon Irwin Stone, l’être humain souffre d’hypoascorbémie qu’il définit comme étant une carence qui empêche le métabolisme humain de fonctionner normalement. Pour l’auteur, cette carence est la conséquence d’une évolution génétique qui empêche l’être humain de synthétiser la vitamine C, contrairement à la quasi-totalité des animaux qui eux la synthétise tous les jours et en quantités variablement importantes.

Son livre « The Healing factor : Vitamin C against Disease » est préfacé par deux prix Nobel : Linus Pauling et Albert Szent-Györgyi. Ce livre a par ailleurs été soutenu par la Fédération américaine de la Santé ! Ce livre pourtant peu remarqué et les effets préventifs et curatifs de la vitamine C restent à ce jour peu connu de l’ensemble du corps médical. Ce qui est encore le cas de nos jours.

 

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